Osa…quoi ?

Un inconvénient majeur de la beauté de Kyoto est qu’il s’agit d’une beauté qui s’exprime pleinement par beau temps. Les jardins zen faits de sables et de graviers, les Torii vermillon, les sanctuaires où il fait bon flâner d’autel en autel… Tout cela s’accommode fort mal de la pluie battante et constante de la journée d’hier.

Profitons-en pour découvrir Osaka.

Osaka, pourtant éloignée seulement de 40 km est très différente. Gigantesques buildings, freeways qui entrent loin dans la ville.

20160220_124423

Freeway in Osaka

Autour de la gare centrale, le quartier d’Umeda, fait de tours. Parmi celles-ci l’Umeda Sky Building, deux tours en réalité, connectées par le haut à 170 mètres de haut par le jardin flottant.

20160220_112135_HDR

Sky building

Plus étrange encore (mais la raison de notre choix météorologique) :  des kilomètres de rues couvertes entre les quartiers d’Umeda et de Namba remplies de magasins de Pachinkos et de gens fuyant a la fois leurs minuscules appartements et la pluie.

Les Pachinkos étaient ici des immeubles où sur plusieurs étages on se voyait proposer des bruyantes machines à sous d autres machines visant a gagner des peluches de toutes sorte, des jeux vidéo incompréhensibles, du bowling, du baseball et des machines « purikura » sont des photomatons un peu sophistiqués. L’idée consiste à entrer dans une cabine pour se faire prendre en photo, nos visages se transformant en ceux d ‘un manga. Puis d’autres effets spéciaux sont possibles et on finit en imprimant le résultat. Nous sommes restes à l’étage mixte. Le dernier étage était « girls only » et permettait en plus aux jeunes filles de se déguiser, les habits étant ceux de personnages de mangas étant fournis par le pachinko.

Ajoutons à cela des Takoyakis délicieux…

Une autre spécialité semple être la jeunesse débridée d’Osaka mais il est possible que ni l heure ni le temps ni les quartiers visites ne coïncidaient.

20160220_115342_Pano

Vue du haut du Umeda Sky Building

2016-02-21 19.24.56

Osaka sous la pluie. Photo Vikki de la Higuera

2016-02-21 19.24.52

Arrivée au Jardin flottant Photo Vikki de la Higuera

2016-02-21 19.24.48

Osaka sous la pluie. Photo Vikki de la Higuera

2016-02-21 19.24.44

Course de chevaux dans un Pachinko Photo Vikki de la Higuera

20160220_115156_Pano

Vue d’Osaka

20160220_115226_Pano

Vue d’Osaka par temps de pluie

20160220_112142_HDR

Umeda Sky building, une des tours

20160220_124602

Autoroute entrant dans un immeuble à Osaka

20160220_115109

Du Sky d’Osaka

2016-02-21 19.24.52

Three-D

20160221_191019

Purikura in Osaka




Un pont improbable

2016-02-14 09.42.46

Yume Otsurihashi

2016-02-14 10.26.08

Yume Otsurihashi

2016-02-14 12.36.08

Yume Otsurihashi

2016-02-14 09.52.26

Yume Otsurihashi

Jpeg

Yume Otsurihashi

Jpeg

Yume Otsurihashi

2016-02-14 09.56.14

Des comparaisons…

2016-02-14 10.25.38

Une comparaison logique

A côté des montagnes du Kuju, qui sont séparées du volcan Aso par les marais du Tadewara (je ne sais pas si ces noms à évocation tantôt Kipling tantôt Michel Sardou font rêver…) au milieu des fumerolles, on trouve la plus longue et haute passerelle suspendue du monde. C’est le Kokonoe Yume Otsurihashi.

Il faut bien comprendre la catégorie : par passerelle suspendue, on doit penser à un ouvrage accessible uniquement à pied. Y sont donc interdits tous les véhicules à roues. Ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait vrai puisque fauteuils roulants et poussettes sont permis.

Le pont est suspendu et traverse le ravin Kyusui. 150 mètres plus bas, un torrent. Plus haut dans la vallée, trois cascades (deux seulement en hiver) déversent des tonnes d’eau. Celle de droite (O-daki) est dite mâle, celle de gauche (Me-daki) est femelle… Je ne sais pas bien pourquoi, mais cela permet d’apprendre comment on dit cascade en Japonais.

Il faut cinq bonnes minutes pour traverser le pont. En chemin, on croise deux gardes qui surveillent les touristes : le vent glacial qui souffle dans la vallée fait que nous ne les envions pas du tout. Les touristes sont venus en cars : beaucoup de Chinois (ce sont les fêtes du Nouvel An).

Au milieu du pont, un panneau récapitule les différentes mesures. Et de comparer la hauteur du pont à celles d’autres édifices importants. La comparaison la plus importante est bien entendu celle avec Godzilla qui donc n’arriverait pas à atteindre le pont s’il se réveillait dans la vallée.

L’ouvrage est superbe mais ne sert qu’à relier deux paysages tout aussi superbes et inhabités. Comme le dit Sparkuus le youtuber dans son mini film : bravo au comité qui a pourtant pris la décision de le construire !

 

 

 




Oni wa soto !

Aujourd’hui, mercredi 3 février, c’est Setsubun. C’est un « jour de fête non chômé ». Si j’ai bien compris, il y en a plusieurs, ici. Les gens travaillent, mais les temples sont quand même pleins.

Setsubun, c’est le changement de saison lunaire, le passage de l’hiver au printemps. Plus précisément, la veille de ce passage, un réveillon de l’an lunaire, quoi. Curieusement, ça ne tombe pas en même temps que le nouvel an chinois (qui est dans 15 jours), lunaire lui aussi, et qui sera aussi l’occasion de fêter ça, mais surtout de subir une invasion de touristes chinois…

Sebsubun, c’est aussi la fête des haricots. Ces haricots (de soja) qui sont une des bases de la nourriture, sont jetés sur les démons aux cris de « Démons dehors, Bonheur dedans » ( 鬼は外! 福は内! Oni wa soto! Fuku wa uchi!) dans les maisons et temples du Japon. Un grand régal en particulier pour les enfants, avec, le plus souvent, le papa dans le rôle du démon qui porte un masque spécial pour ça.

Comme toute fête ici, Setsubun est l’occasion de déguster des mets spéciaux. Les deux que j’ai identifiés sont la sardine et le rouleau de sushi géant.

La sardine d’abord, testée hier, est également destinée à chasser les démons. Une coutume est d’accrocher la tête de la sardine au pas de la porte, avec du houx, mais je n’ai pas eu l’autorisation de tester (et j’avoue ne pas avoir vu beaucoup de têtes de sardines pendouiller). J’ai même eu droit à ma sardine au restau-U. Le plus intéressant a été de manger la sardine… avec des baguettes ! On y arrive, étonnamment, très bien. Et c’était très bon !

J’ai laissé le Maki géant (EHO-MAKI (恵方巻) pour aujourd’hui. Là aussi, tout est dans la façon de le manger : pour que le bonheur vienne, il faut le manger en silence, assis en direction de là d’où le bonheur doit venir. Et chaque année, cette direction change. Il paraît que cette année, cela vient du sud-sud-est.

20160203_120230

Repas au Ru. La sardine et le maki

20160203_120235

Si Taruma mange la même chose, c’est que ça doit être bon

Heian Jungi

A post shared by @colindlh on

Jpeg

Parade à Heian-Ji

Jpeg

Devant Heian-Jingu

20160203_144525_HDR

Entrée d’un temple entre Heian-Jingu et Yoshida

20160203_145346

Presqu’un jeu… faire tenir la pièce. A Yoshida

20160203_152208_HDR

Yoshida. Démon ou guerrier ?

20160203_152133_HDR

Procession au milieu des stands de street food dans Yoshida

20160203_155113

Takoyakis en préparation devant Yoshida

20160203_150940

Pause Sake devant Yoshida

20160203_153617

Les sardines de Setsubun à Yoshida

Jpeg

Sake ?

20160203_152455

Bouteilles de Sake offertes à Yoshida

Jpeg

Sardines

Jpeg

Poissons en vente dans les allées de Yoshida

https://www.instagram.com/p/BBUvoHjtTiy/?taken-by=colindlh

Setsubun se célèbre dans les sanctuaires de tout le Japon : danses, défilés, cérémonies se suivent avec aussi, dans certains endroits, comme le sanctuaire de Yoshida, situé juste à côté de l’Université de Kyoto, des rues d’animation, de stands de street-food, et le sympathique stand de Sake.

Dans Heian Jingu également, une cérémonie imposante. Autant Yoshida est un sanctuaire en colline, avec des petits sanctuaires un peu partout, autant Heian Jingu est imposant et majestueux.

20160203_163350_HDR

Oni à Rozanji

Jpeg

Oni à Rozanji

Sur l’autre berge du Kamo, nous sommes passés à Rozanji, temple dans lequel le combat contre les démons avait sans doute occupé une partie de l’après midi. Néanmoins, la queue pour se faire bénir -est-ce le terme correct ?- par l’oni était très longue…

20160203_165742

Dans les jardins du palais impérial




Allons-enfants….

Il est toujours intéressant de voir l’influence de la France dans un pays comme le Japon.

Les manifestations d’amitié sont évidentes… Quand à la question « Where do you come from? » ( curieusement nombreux sont les Japonais qui savent la poser) je réponds « Furanchu », j’ai droit à des « oh » et des « ah » puis des « merci beaucoup », « bonjour »…

En ville, donner un nom français à son établissement ou à son produit a clairement un sens. Voici quelques exemples parfois inattendus.

20160127_131303

Une plaque devant la mairie de Kyoto

20160127_131106

Nouvelle vague…

20160127_132936

El Gino. Un exemple réussi de cuisine fusion. De l’espagnol (el), de l’italien, du français et du japonais…

20160123_155340

Une boulangerie, à Ise

20160123_124851

Mon favori : un vélo, à Ise

20160123_124851

Un gros plan sur la marque du vélo




La photo qu’il fallait prendre

Tel un paparazzi à Cannes ou dans les rues de Paris attentif au passage de la moindre mobylette, le touriste sait qu’il y a des photos nécessaires, presque obligatoires.  Le Golden Gate avec le coucher de soleil, Big Ben avec les aiguilles dans juste la bonne position, la côte Bretonne un jour de tempête. Bien entendu, le touriste de seconde catégorie se satisfera également du Golden Gate dans la brume, de Big Ben annonçant 13h42 ou de la côte Bretonne par soleil. Dans ce dernier cas, notons en passant que ce n’est pas la rareté qui fait l’exemplarité puisqu’il est possiblement plus difficile de trouver le soleil que la tempête en Bretagne.

A Kyoto il y a non pas une, mais deux photos à prendre : un temple au moment de la floraison des cerisiers, et le Pavillon d’or sous la neige.

On s’accordera que photographier la floraison des cerisiers en janvier tiendrait de l’authentique exploit ;  c’est donc partie remise.

Mais ce matin, il neigeait.

Oubliée, la preuve du théorème 4, les reviews de Digital Intelligence, la préparation du hangout avec l’équipe de Class’Code ! Il fallait arriver à temps.

Kinkakuji-Mae est un temple Zen au nord de Kyoto. Construit en tant que maison de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, il a été converti en temple en 1408. Le « truc » de Kinkakuji-Mae, c’est donc ce pavillon dont les deux étages supérieurs sont recouverts, entièrement, d’une feuille d’or.

20160120_100118  20160120_100123 20160120_100143_Pano

20160120_100200_Pano   20160120_101034  20160120_101057

La foule…

Nous n’étions pas les seuls à avoir fait le déplacement… des classes entières, de nombreux touristes, la télévision aussi. Et dans le ciel, à un moment, un hélicoptère tournait. On imagine que c’est une image reprise chaque année dans les médias japonais, mais qui reste impressionnante.

20160120_100242

20160120_100613

Le pavillon d’or, mais le reste du lac et du parc aussi

20160120_100607

20160120_101103

20160120_101535




Un peu de travail quand même

Bon, il est temps que je parle de mon travail au Japon…

Le contexte est celui d’une année sabbatique (selon le jargon employé dans le milieu académique). Plus précisément, je bénéficie d’un Congé pour Recherches ou pour Conversions Thématiques (CRCT), et l’Université de Kyoto m’accueille en tant que guest scholar, c’est à dire, professeur invité.

L’organisation de l’Université de Kyoto m’échappe encore, mais je peux quand même décrire (un peu) le contexte de mon séjour.

L’Université de Kyoto

Je cite Wikipedia:

Parmi les personnalités liées à l’université, six anciens étudiants ont obtenu un prix Nobel, deux ont obtenu une médaille Fields, deux ont été Premiers ministres du Japon, et un président de Taïwan.

[…]

L’université est classée dans plusieurs palmarès universitaires. En 2010, le classement de l’université Jiao-tong de Shanghai classait l’université de Kyoto à la 24e place mondiale et plus particulièrement à la 28e place pour la recherche en physique, à la 33e place pour la recherche en mathématiques, et à la 7e place pour la recherche en chimie43. Le classement QS World University Rankings place en 2011 l’université à la 32e place mondiale et plus particulièrement à la 13e place pour les sciences naturelles, à la 17e place pour les sciences de l’ingénieur, à la 20e place pour les sciences de la vie, à la 28e place pour les sciences humaines et à la 33e place pour les sciences sociales44. Le classement de l’école des mines de Paris place l’université en 2009 à la 11e place mondiale45 et le Global University Ranking à la 11e place mondiale la même année46.

Bien entendu, ces classements, on en ricane un peu… surtout quand on n’en fait pas partie…

Est aujourd’hui Professeur à l’Université de Kyoto l’extraordinaire (et extravagant) Shinichi Mochizuki : celui-ci aurait démontré, en 2012, la conjecture abc. Le problème est que sa preuve n’a pas été publiée dans une revue scientifique mais sur son site web, et s’appuie sur des dizaines de pages d’articles annexes de théorie des nombres qui semblent lisibles uniquement de lui-même et de ses quelques élèves. Ici, différentes histoires circulent sur le personnage.

L’Institute of Chemical Research

L’ICR est l’un des centres de recherche de l’Université de Ktyoto. Le plus prestigieux sans doute, car le plus ancien et le plus médaillé. Son prix Nobel commence à dater un peu mais le centre reste un endroit de référence en chimie, physique et commence à l’être en bio-informatique.

Au total, ce sont une 30aine d’équipes de recherche, chacun piloté par un Professeur, qui font l’ICR. Ceux-ci se rencontrent (ou envoient leurs research assistants se rencontrer) plusieurs fois dans différents conseils. Mais au contraire des nôtres, un conseil commence ici systématiquement à l’heure et se termine quand les points prévus à l’ordre du jour ont été discutés. J’ai ainsi assisté à un conseil (tout à fait sérieux, avec émargement et ordre du jour) qui a duré… 5 minutes !

Le BIC

Le BIC regroupe 3 laboratoires de recherche en bio-informatique. Ces groupes partagent un séminaire commun.

Le groupe de Tatsuya Akutsu

20160112_091705

A l’intérieur du BIC coexistent 3 labs : le Ogata Lab, le Mamitsuka Lab et le Akutsu Lab. Ce dernier est dirigé par Tatsuya Akutsu. Celui-ci a publié un grand nombre d’articles, très cités, sur différents aspects mathématiques de la bioinformatique.

Le groupe est composé du patron, de quelques research assistants, et d’une dizaine d’étudiants, graduate students, c’est à dire des doctorants et des étudiants en Master. Parmi ceux-ci, de nombreux étrangers, venant en particulier de Chine.

Tamami, secrétaire du Akutsu Lab est d’une aide précieuse pour l’organisation de tout cela.

Les gens sont réparties sur plusieurs open spaces. On annonce qu’on est présent, à la maison ou parti boire un café avec l’aide d’un petit aimant qu’on déplace sur la porte…

 

Le campus d’Uji

Le campus d’Uji est situé au sud de la ville de Kyoto. On y accède par train, soit par la ligne JR, soit par la Keihan. Pour moi, cela représente deux changements, ce qui me permet de vérifier au quotidien l’impeccable synchronisation des trains japonais !

20160115_125025

Le tableau qui m’accueille chaque matin

Le campus accueille différents centres de recherche, parmi lesquels, outre l’ICR où je suis, le Disaster Prevention Research Institute, qui affiche en temps réel, à l’entrée de mon batiment, les différents tremblements de terre qui ont touché le Japon récemment. Il y a probablement aussi la possibilité de voir leurs prédictions pour la journée, mais (heureusement) c’est écrit en Japonais !




Slate, le 29/12/2015

L’article « À l’école, doit-on enseigner l’informatique ou le «coding» ? », pré-publié ici a bien été publié sur Slate le 29 décembre dernier.




Arashiyama

A Kyoto, il y a les figures imposées. Les points de passage obligatoire. Des temples, bien entendu, des sanctuaires aussi. Fushimi Inari en particulier, que nous atteignons facilement en vélo depuis notre appartement. Nous y étions allés le 1er janvier, au milieu de la foule… les beignets au poulpe étaient délicieux et la quantité de personnes vertigineuse. La dernière fois où j’avais vu une rue piétonne à sens unique, c’était un 7 juillet à Pamplona…

Arashiyama est un autre must.

Situé à l’Ouest de la ville, entouré de montagnes, la vallée d’Arashiyama héberge des temples un peu perdus, des maisons de poètes, des cimetières  aux tombes effacées… et une bambouseraie parmi les plus célèbres au monde.

Pour y arriver, il y a de nombreuses routes. Un peu par hasard, nous avons pris la Randen line, qui est un street-car bien délabré qui fonce à travers la ville.

DSCN403020160109_094633

Une fois sur place un taxi pour monter tout en haut, au temple d’Adashino-Nenbutsuji. Sa particularité est d’abriter 8000 pierres tombales.

DSCN4036   20160109_102234

Puis la longue descente dans la vallée, à travers les ruelles aux maisons préservées aux toits de chaume. Les artisans y proposent de l’encens, des poupées fabriquées à partir de cocons de vers à soie, des tissus teints à l’indigo, des poteries et statues de toutes natures.20160109_110636_Pano 20160109_110720_Pano

 

DSCN4052 DSCN4045 DSCN4046 DSCN4049

Les temples et sanctuaires nous ouvrent leurs portes (mais il faut payer…). Un moment de bonheur au temple de Gio-ji. Le temple en lui même n’a que peu d’intérêt, mais le jardin, tout en mousses, est superbe. Dans un coin, deux jardinières utilisent un plumeau pour le rendre plus beau encore.

Un peu plus bas, la maison du poète Mukai Kyorai est ouverte. Kyorai était un disciple de Basho, le grand maître des Haikus.

Au détour d’un chemin, enfin, on tombe sur la bambouseraie d’Arashimaya. Celle-ci est célèbre pour avoir été utilisée comme lieu de tournage dans de nombreux films. La taille des bambous impressionne ; la quantité de selfie-sticks aussi.

20160109_121152 20160109_121202

Pour finir, une glace bien méritée… à la patate douce. Géniale !

DSCN4057




Takeda

"Notre" maison

« Notre » maison

"Notre" maison

« Notre » maison

Nous nous sommes installés dans le quartier de Takeda, au sud de Kyoto. Il s’agit d’un des 11 wards (ku) de Kyoto.

 

 

Notre maison est (comme toutes) séparée de ses voisines : encore pour gérer les effets des tremblements de terre. Notre appartement est en haut, au milieu.

Notre adresse est : 612-8428. Je viens de tester avec mon moteur de recherche et je suis tombé sur mon perron. Certes, mon moteur de recherche en sait beaucoup sur moi… Essayez avec « Kyoto 612-8428 » et donnez moi le résultat !

Notre petite rue (Nishiokenoicho) commence à la gare de Takeda et finit dans un champ. Toute la zone était agricole il y a 30 ans, et petit à petit, parcelle par parcelle, cela a été construit.

Le freeway Osaka-Kyoto

Le freeway Osaka-Kyoto

Si on lève les yeux, au dessus de champ, on trouve le freeway : les grosses autoroutes  sont en hauteur. Est-ce pour une meilleure gestion du trafic ou pour mieux résister aux tremblements de terre ? A suivre…

Pour l’instant (nous sommes en période de vacances, il y a peu d’activité) on n’entend absolument pas le freeway : pour avoir circulé sur des freeways entre l’aéroport et la maison, il est facile de remarquer que des barrières anti-bruit sont installés un peu partout.

 

 

 

 

 

Attention à ne pas se brûler

Attention à ne pas se brûler

Distributeur

Distributeur

En descendant nos marches on découvre l’inévitable distributeur à cafés. Il y en a à tous les coins de rue. Le plus extraordinaire est que quand on choisit un café « hot », effectivement, la canette sort toute chaude !

 

Maison de rue avec jardin

Maison de rue avec jardin

 

 

 

 

Le quartier est formé de bâtiments plutôt vilains, de parkings (au Japon tout est question de place… garer sa voiture est donc un enjeu) et de ne pas gêner autrui : il ne viendrait donc pas à l’idée de qui que ce soit de garer sa voiture dans la rue !

On trouve aussi quelques maisons individuelles, plutôt jolies, qui ont presque toutes un jardin soigné.

 

Quelques yakitoris au bout de la rue

Quelques yakitoris au bout de la rue

Dans la rue de la gare quelques magasins et plein de restaurants… « Restaurant » n’est probablement pas le mot adéquat : on y mange, on y boit, mais il y a peu de tables… Souvent un comptoir et derrière le comptoir le chef qui sert à boire et prépare le repas.

 

 

 

 

 

Le tombeau de l'empereur Konoe

Le tombeau de l’empereur Konoe

Enfin, même si Takeda est un peu à l’écart, nous trouvons, à moins de 200m de chez nous, deux temples et trois tombeaux des empereurs Koboe, et… tous 3 du 12ème siècle.

 

Ah, la gare de Takeda est aussi un terminus de métro : donc en 10 mn on est au centre de Kyoto.




Six mois à Kyoto

Et c’est parti pour six mois à Kyoto !

Le contexte est celui d’un semestre sabbatique à l’invitation de l’Université de Kyoto.DSCN3468