sayonara

Without te rest

Without the rest

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Una ultima fiesta

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Kampai




Shikoku

Shikoku es la cuarta isla de las que componen Japón. Menos poblada que Honshu y  muy montañosa.

Fuimos a parar allí con Thierry un fin de semana. Los vuelos de Kansai a Matsuyama son baratos y rápidos.

A Shikoku se suele ir de peregrinaje. Algunos dicen que el es el mas antiguo peregrinaje del mundo. Se dice que el primero en hacerlo fue el inevitable Kukai (o Kōbō-Daishi). La ruta del peregrinaje es larga: 1200km durante los cuales se recorren 88 templos. Un día, paramos el coche en un lugar de la ruta (a alturas de una playa esplendida entre los templos 37 y 38) y empezamos a andar. Fue mala suerte : esa etapa era de carretera, y ademas nos llovió. Aun así, siendo Abril, el calor hacía que aquello era muy pesado.

De lo que vimos me sorprendieron varias cosas.

A un momento nos encontramos con una parada para peregrinos que los lugareños habían equipado. Se podía uno bañar, lavar ropa, cocinar, pasar la noche. Y no se pagaba nada.

La secunda sorpresa fue al llegar al templo 38, finalizando nuestra ruta. También se detuvieron allí un gran numero de peregrinos que se bajaron de un autobús. Parece que es totalmente razonable hacer eso. Lo mas curioso era que delante del autobús cada peregrino se ponía su traje blanco y recuperaba su bastón.

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Wikipedia, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Shikoku_Pilgrimage_Map01.png

Shikoku es también la tierra que se adentra al pacifico, donde se pesca(ba)n las ballenas. En un pueblecito de costa, nos acercamos a ver la gente preparar una gran comida. Y mientras los padres hacían el arroz, los niños y niñas jugaban. Una caña de pescar, una cuerda y al final de la cuerda una botella de agua llena. Esta simbolizaba el atún. Los niños tenían que aguantar el tiro del peso de la botella al tensarse la cuerda y luego, con el gesto justo, entrar el atún.

Tierra de mar… Visitamos también un acuario inverso. La estructura entraba al mar y bajaba unos metros por debajo del nivel del agua. Y por las ventanillas se veían los peces. Así descubrimos Barracudas y hasta un fugu!

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Uchiko

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Uchiko

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Uchiko

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Uchiko

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Uchiko

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Acuario inverso

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Debajo del mar

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Lost in translation, en Shikoku




Les aventures extraordinaires de Belo et le poisson surfeur

A BIARRITZ
Pablo de la Higuera, circa 1998

1

Well … Je me trouvais, donc, on s’en souvient, tout en haut du Rocher de la Vierge, à Biarritz. En bas, la mer grondait et le vent soulevait de grosses vagues.
Entonces llegó un guardia y dijo:
-Eh, vous, là-haut ! Qu’est-ce que vous faites ?
-Rien, lui répondis-je. J’y ai été précipité par une vague gigantesque.
-Ah ! fit le policier. Et qu’attendez-vous maintenant pour descendre ?
-Be… J’attends qu’une autre grosse vague me ramène en bas.
El guardia me miró, un poco mosca.
-Vous voulez rigoler ? Dit-il.
-Non.
-Vale. Mais j’avais eu l’impression…
-En plus, je suis mouillé comme une poule. Comme une poule mouillée, bien entendu.
-Eh bien, le Rocher n’est pas un séchoir ! Tous les touristes sont en train de vous prendre en photo ! Ca va lui faire une belle jambe, à Biarritz ! Allez, descendez, et plus vite que ça !
-Je ne peux pas. C’est très haut.
-Sautez !
-C’est trop haut, je vous dis ! Vous n’auriez pas un parachute à me prêter, par hasard ?

2

-Un parachute… Hum… Attendez… je vais voir si j’en ai…
Et il commença à regarder dans ses poches, à la recherche d’un parachute. Puis, en se rendant compte qu’il était en train de faire des bêtises, il piqua une grosse colère et cria :
-M alors ! Comment pourrais-je avoir un parachute dans ma poche ? Faut être étourdi, pour employer un mot gentil !
Moi (là-haut) : Ha ! Ha !
El guardia.- Je vous demande pardon?
Moi : Excusez-moi. C’était pour rire …
El guardia : Bon, ça va…
El guardia se quedó pensativo un buen rato, después se rascó la cabeza como buscando una idea y, cuando la encontró, volvió a mirar a lo alto del Rocher y dijo :
-Dites, faute de parachute, un parapluie, ça vous irait ?
-Moi (toujours là-haut) : S’il est bien gonflé, oui.
El guardia : Comment ça, gonflé ?
Moi : Be oui. Un parapluie gonflé. Sinon, c’est pas la peine.
El guardia (quelque peu fâché, on dirait) : Gonflé… Vous voulez que je vous dise ? Je pense que c’est vous qui êtes gonflé, mon vieux !

3

Mais c’est la mer qui était gonflée. Car, soudain, une énorme vague, une vague aussi gigantesque que celle d’auparavant me prit dans sa crête d’écume et de sel et me jeta loin, très loin, sur la plage de la Côte des Basques.
Avec l’émotion, et aussi à cause d’un coup que j’ai reçu en tombant sur le sable (j’ai failli me casser une côte, et pas celle des Basques, he ! eh!), j’ai perdu connaissance. Quand j’ai retrouvé mes esprits, la marée avait descendu. Alors, comme j’étais toujours très mouillé et j’avais décidé de rentrer à la maison (enfin, presque) en nageant tout au long de la côte, alors, disais-je, je me suis assis sur le sable en attendant le retour de la mer.
Entonces, cuando subió la marea hasta mojarme los pies, apareció el pez.

4

El pez había llegado surfeando sobre la última olita y ya estaba totalmente en la orilla.
Era un extraño pez.
-Hola, dijo.
-Caramba, un pez- me sorprendí yo.
-No veo que es lo que te choca. Los peces vivimos en el mar, no?
-Sí: pero más lejos.
-Es que yo no sé nadar.
-No es posible! No nadas nada?
-Bueno, casi nada.
-Casi nadas?
-No. Digo que no nado casi nada…
-Curieux. Un pez que no sabe nadar, c’est du jamais vu. Y cómo has hecho para llegar hasta aquí?

5

-Je surf.
-Comment ?
-Du surfing, tio. Je me déplace comme ça, sur la crête des vagues.
-Bon, à la rigueur, ça, on peut admettre. Lo que ya me choca más es que un pez francés hable tan bien español.
-No soy un pez francés. Soy un pez. Un pez c’est tout Euh, je veux dire, un point c’est tout.
-Bien, bien… Je vois que tu parles français aussi. -Oui, je suis un pezlyglotte, ha! ha!
-Comment ? Ah, oui, je vois Polyglotte… Pezlyglotte… Ha! ha! Elle est bien bonne, celle-là. (ON S’ESCLAFFE TOUS LES DEUX.)

 

(ESPACE POUR S’ESCLAFFER)

6

-(Après esclaffage) T’es un drôle de poisson, toi !
-Bof.
-D’ailleurs, où est ton maillot de bain ?
-Quel maillot de bain ?
-Mais le maillot de bain, quôi ! Quand on vient à la plage, on amène son maillot de bain…
-Je n’en ai pas.
-Ah, ça alors! Non seulement tu sais pas nager, mais en plus tu n’as pas de maillot de bain. C’est dingue !
-Sorry… En général, les poissons, ça n’a pas des maillots de bain.
-C’est vrai, mais j’avais presque oublié que tu es un poisson, figure-toi.
Il en était quand même un. La preuve ! Un pêcheur qui se trouvait derrière, dans la plage, enfonça sa canne dans le sable et lança la ligne avec l’intention de l’attraper.

7

-Aïe ! -fis-je, car il s’était trompé et c’est moi qu’il avait attrapé en m’accrochant par le col de la chemise
– Ça va pas, vous? C’est pas moi, le poisson !
-Désolé -s’excusa le pécheur-. C’était l’autre que je voulais… Hum ! Je le voyais déjà, dans le four, tout croustillant tout doré, pour ce soir… Miam ! Miam !
En écoutant cela, le poisson s’enfuit à grandes enjambées… euh… enfin, il s’enfuit, vers l’intérieur de la mer, oubliant qu’il ne savait pas nager.
-Au secours, Au secours ! , cria-t-il, lorsqu’il commença à se noyer.
J’ai nagé le plus vite que j’ai pu à sa rescousse, mais il était partit très loin, en sautillant sur les vagues, et lorsque j’ai réussi à le rejoindre j’étais très fatigué et je commençai à couler, moi aussi.
-Au secours ! Au secours ! Gloup ! Gloup ! – nous exclamons-nous, tous les deux.

8

Entonces, cuando todo parecía perdido, vimos descender sobre nosotros una larga escalera de cuerda.
-Ah, ce doit être l’hélicoptère de sauvetage, dis-je, soulagé.
-Gloup ! fit le poisson.
Mais il s’accrocha à l’échelle et se balança sur la mer, au-dessus des vagues. J’en fis autant, et nous entreprîmes de monter les marches à quatre pattes (enfin, chacun à sa manière), une après l’autre, vers le ciel…
Vers le ciel, justement, car, nous montions l’échelle de plus en plus haut… et au bout il n’y avait toujours pas d’hélicoptère !

9

Belo3«Comme c’est bizarre», s’étonna le poisson.
«Tu parles, bizarre», dis-je. «Après les rencontres que j’ai faites aujourd’hui, plus rien ne saurait m’étonner».
Et nous continuâmes à grimper de plus belle. On avait traversé quelques nuages.
Toujours pas d’hélicoptère.
Entonces, cuando ya no teníamos fuerzas para subir más e íbamos a caernos al Océano, vimos el final de aquella maldita escalera.
El final, o sea el principio, era…

10

…un, un gran platillo volante!
Observé antes de entrar que en vez de ruedas para aterrizar, la astronave tenía dientes.
Unos dientes grandísimos.
Se lo comente en voz bajita a mi amigo el pez.
-T’as remarqué les dents assez terribles qu’a la soucoupe, au lieu du train d’atterrissage?
-Ça ne m’a pas échappé -dit-il, passablement inquiet.
Le Commandant de la Soucoupe nous souhaita la bienvenue à bord.
«Bonjour, dit-il. Je vous présente l’équipage… (Sur ce, le dit équipage fit un pas significatif en notre direction, mais fut arrêté dans son élan d’un geste vif par le commandant). Du calme, les enfants, il y en aura pour tout le monde…».
C’est alors que nous nous sommes aperçus de la forme pas normale des gens de l’équipage et du commandant lui-même. Ces extraterrestres ressemblaient curieusement à de grands poissons ou à de grosses fusées, sauf que quand ils ouvraient la bouche… Mon Dieu !
C’étaient des requins ! Nous étions chez les Requins de l’Espace !

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Le Commandant sourit de toutes ses énormes dents.
« Je vois que vous avez compris, dit-il. Nous venons, en effet, de la Planète Requinquin, qui tombe dans la galaxie d’à côté, second soleil à gauche Nous faisions une petite sortie en week-end, et ayant vu que vous étiez en difficulté, nous avons décidé de vous sauver parce que nous sommes très gentils et que, d’autre part, nous n’avions plus rien à manger…»
Un éclat de rire gourmand de la part de l’équipage accueillit la petite blague du Commandant.
«El pez hay que jugárselo a los chinos», sugirió el copiloto, que era un tiburón que tenía mucha suerte y siempre ganaba a los seises.
«Nada! El que llegue antes se come a los dos!», dijo otro tiburón que era campeón de salto de altura, abalanzándose como un tigre sobre nosotros.

12

«Sauf qui peut !», grité yo, precipitándome escalerilla abajo, aprovechando que se habían olvidado de quitarla.
«Mais qu’est-ce qui leur prend ? Tout le monde veut me bouffer» se plaignit le poisson, en me suivant par l’échelle à toute allure. D’où on se jeta à la mer, dans un grand saut périlleux, au moment où les requinquins s’apprêtaient à nous récupérer.
Fuimos a dar con nuestros huesos (y espinas) a la playa pequeña de Biarritz que hay al lado del Rocher de la Vierge, justement. Subimos a la explanada y, como vi que se acercaba el guardia de antes, cogí el pez de la aleta y lo Ileve a ver el Acuarium.
El Guardia.- Sapristi ! Le type du Rocher a volé un poisson l
Mais nous étions déjà hors de sa portée.

13

«Tickets, please», dijo el portero del Aquarium.
Je regardai mon copain d’un air accablé. Fallait passer au guichet.
«Un ticket», pedi a la taquinera.
-Et celui-là ?, dijo ella señalando el pez. Il ne paye pas ?
-Bien sûr que non, quelle idée. Avez-vous jamais vu un poisson payer dans un aquarium?
-Euh…
-Les poissons, dans les aquariums, ça ne paye pas, c’est connu !
-D’accord -dit la guichetière-. A condition, toutefois, qu’il soit dedans.
-Comment ça, dedans?
-Be oui. Dans les cages de verre, comme tout le monde.
-Tout le monde est dans des cages de verre ici ?, fis-je semblant de ne pas comprendre.
-Comme tous les autres poissons, je veux dire… Ils sont derrière les vitres et ils nagent.
-Celui-ci, il peut pas -expliquai-je.
-Pourquoi donc ? s’enquit la guichetière.
-Parce qu’il ne sait pas nager.
-Ah, ça alors ! s’étonna la dame. C’est un poisson et il ne sait pas nager ! Comment fait-il alors ?
-Il surnage…
-Ah… -dit-elle sans être tout à fait sûre de comprendre. Dans ces conditions…

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-Voilà. Vu les circonstances, il devrait payer moitié prix…
-Quelles circonstances ?
-La circonstance d’être un poisson, notamment.
-Mais il ne nage pas ! -revint à la charge la guichetière.
-Evidemment. Puisque je vous dis qu‘il surnage.
-Mais…
-S’il nageait, il payerait le prix entier. Mais comme il surnage, il paye moitié prix. Logique, non ?
– Euh… Tout à fait… -balbutia la pauvre femme, qui ne savait plus ce qu’elle disait.
-Elle est difficile, celle-là ! -chuchotai-je dans l’oreille de mon petit copain, en lui donnant son demi-ticket.
Puis, en me retournant vers le guichet :
-Pardon, j’oubliais… Est-ce qu’on a le droit de voir le repas des phoques ?
-Bien entendu, dit-elle. Mais je conseille votre ami de se tenir plutôt à distance. Le poisson frais, ILS ADORENT…

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Le savant avertissement de la préposée au guichet ne servit à rien. Déjà la visite aux différents compartiments heureusement étanches où évoluaient les poissons avait été assez agitée, les locataires aquatiques n’appréciant pas trop qu’un collègue se promène tranquillement de la main d’un monsieur devant leur nez. On dirait qu’il les narguait, en plus… Il y eut de vives protestations derrière les vitres. La tortue géante se montra particulièrement menaçante.
Il y avait aussi un compartiment Requins, mais on a passé outre. Non, merci !
Mais le pire fut, comme il fallait s’y attendre, la visite aux phoques. Mi amigo el pez, que es un perfecto insensato, no pudo evitar la tentación de zambullirse en el estanque, histoire de surfer un poco. Vi con espanto como aterrizaba sobre el lomo de una enorme foca y que se sumergía con ella. Cuando volvió a la superficie y se dio cuenta del peligro que corría pego un salto enorme y se refugió en mis brazos.
Menos mal que, además de surfeur, era saltarín.

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Con el susto bajamos las escaleras del Aquarium corriendo y no paramos hasta llegar a la piscina de Biarritz. Decidimos que sería relajante darse un bañito en el « petit bain ».
-Tickets, please.
-Un ticket, s’il vous plaît.
-Non, ça ne me plaît pas. Il vous en faut deux : un pour vous et un autre pour monsieur, euh… je veux dire pour le poisson.
D’un ton fatigué, je recommençai mon histoire.
-Les poissons, dans les piscines, ça ne paye pas.
-Ici, c’est le samedi après-midi que c’est gratuit pour les poissons. Les autres jours, il faut payer.
Je fis semblant de ne pas entendre cette énormité et poursuivis ma cantilène.

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-Bon, étant donné les circonstances, il pourrait payer moitié prix au moins.
-Quelles circonstances ?
-La circonstance qu’il est un poisson, notamment.
-Aucun rapport.
-Ah si ! Les poissons, ça se trouve comme le poisson dans l’eau, vous connaissez le dicton.
-Vous m’embrouillez. A-t-il son maillot de bain, au moins ?
-Euh… non. Pas vraiment…
-Ah, ça alors, on vient à la piscine sans maillot de bain, on veut payer moitié prix…
-Les poissons, vous savez… Et puis, il ira seulement dans le petit bain…
-Bon, conclut la femme du guichet. Puisque c’est dans le petit bain, ça va… Mais absolument interdit d’aller dans le grand !
-Vale, madame la guichetière, dis-je sans trop de conviction.
-Tu parles, Charles !- me cligna l’œil mon copain, en prenant congé de la dame.
Mais alors qu’on se régalait déjà devant la perspective d’une après-midi très relax dans la piscine, j’entendis une voix qui m’était connue en train de demander à la guichetière :
El Guardia.- Vous n’auriez pas vu, par hasard, un individu mouillé se promenant un poisson à la main ?

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Il a bien fallu, pour lui échapper, maillot de bain ou pas, plonger dans le grain bain.
On y resta très longtemps. Sous l’eau, notamment.
Et c’est ainsi comment mon ami le poisson surfeur apprit à nager.
Car son problème, c’est que quand il était petit, il n’allait pas sous l’eau parce qu’il avait peur de se noyer. Alors, il surfait…

19

Lorsque nous sortîmes enfin de l’eau, El Guardia n’était plus là. Mi amigo el pez y yo nos despedimos y él nadó muy contento, mar adentro. Il était content de pouvoir enfin nager comme les autres poissons.
Mais il aimait surfer de temps à autre, pour autant. Et par les beaux jours, quand il savait que j’étais en train de me baigner dans la plage La Milady, il venait toujours en surfant sur les dernières vagues pour bavarder avec moi. On rigolait bien ensemble.
Tout en faisant attention à ce que le fichu pêcheur ne s’approche trop pour l’attraper…

FIN

 




El museo Miho

Existen museos excepcionales. Por las colecciones, por la importancia histórica, por la arquitectura del edificio, por la manera de conseguir las piezas.

En algunos casos uno de estos elementos esta presente, a veces dos. Raramente mas.

Entre las excepciones destaco el Cloisters de Nueva York, el el que encontramos hasta siete claustros medievales reconstruidos y una cantidad impresionante de piezas medievales, de las cuales muchas provienen de Iglesias de España. Cada pieza viene acompañada de su proveniencia y de la manera  de conseguirla. En una gran mayoría se han comprado (uf!), pero lo curioso es que casi siempre ha sido a vendedores Franceses pocos años después de las guerras napoleónicas…

El museo Miho no esta en Kyoto. Esta al lado de Shigaraki, el pueblo curioso donde se compran los tanukis. El Museo esta construido en el monte y es una obra del famoso arquitecto Li Pei, quien conocemos en Francia por su Pirámide del Louvre. Esta vez, la obra intenta amoldarse en un paisaje excepcional. Y la verdad es que lo consiguió.

El museo contiene las obras compradas por la secta Shinji Shumeikai, fundada en 1970 por Mihoko Koyama, la viuda de un rico industrial del textil.

El tema es en gran parte la ruta de la seda, con piezas antiguas y bellisimas de China, Iran, Afganistan y el resto de Asia central.

Pero esta vez, las explicaciones sobre las proveniencias son confusas. Y una breve búsqueda en el Internet parece indicar que es mejor no preguntar…

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Paraguas a disposición de los visitantes

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Campos de té. Los mástiles sostienen ventiladores

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El túnel para llegar al museo

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Se compra el billete y hay que andar

Vista desde el museo

Vista desde el museo

Jpeg

Shigaraki. Esta vez no se compro un tanuki




C’est le ponpon !

Le titre était inévitable (mais facile).

A l’Ouest de Kyoto des montagnes séparent la ville de celle d’Osaka. Et le sommet le plus haut s’appelle le mont Ponpon. Ce nom intrigue forcément. Cela a donc représenté le challenge de la semaine. Le premier challenge a consisté à réunir assez d’informations, voire une carte, pour accepter d’y aller. Le second challenge a été finalement plus simple : monter Ponpon.

L’étymologie n’est pas claire. Rien à voir avec le haut d’un bonnet. Une explication est que le bruit que fait un tanuki en se frottant la panse est « ponpon ». Une autre est que le sommet est creux et quand on saute dessus, le bruit est distinctement « ponpon ». Enfin, il est question d’une origine portugaise… Ce n’est pas la première fois que nos amis Japonais nous font le coup de l’origine portugaise quand ils ne savent pas.

Bref, grâce à l’aide de l’inévitable Tamura, j’ai réussi à avoir assez de renseignements pour inviter une dizaine de personnes à se joindre à nous. Sans grand succès : il me semble que la séparation travail/loisirs est bien plus forte ici.

Lever tôt, un premier train pour Kyoto Station, un second pour Takatsuki, une ville supposément dortoir entre Kyoto et Osaka. Le bus 53 (et non le 54 !) nous a permis de nous approcher du point de départ, le temple Kabusanji.

Au Japon une promenade en montagne commence à un temple et se termine forcément dans un temple. C’est très agréable, au détail près qu’un temple Bouddhiste n’est que rarement le meilleur endroit pour trouver une bière désaltérante…

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Un escalier dans le temple de Kabusanji pour nous entrainer

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Un temple (Honzanji) en chemin

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Chemin de crête

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Autel à Honzanji

Ensuite on a monté. Pendant deux heures et demie. Sur route et sur chemin. Parfois, entre deux monts, la pente s’arrêtait et on suivait un chemin de crête. Souvent, des joggeurs nous dépassaient. Joggeurs et marcheurs partageaient deux choses : une condition physique irréprochable et un équipement très complet.

Nous avions déjà noté ça sur le Kumano Kodo : les Japonais sont très équipés. Vêtements, sac, matériel dans le sac. Pas de marcheur en baskets et avec un sac en plastique contenant son eau. Le loisir est clairement un investissement. C’est vrai également pour les autres loisirs. Après avoir beaucoup réfléchi, je suis arrivé à la conclusion suivante : les Japonais travaillent beaucoup (ne leur parlez pas des 35 heures). Ils ont aussi bien moins de vacances que nous. Ils ont donc bien moins de temps pour les loisirs et ne vont pas choisir à la fois le golf, le vélo, la course à pied, la voile, l’astronomie, etc… Ils vont plutôt choisir une activité et s’y investir fortement. Comme ce loisir a également un objectif de création de lien social, ils s’inscrivent dans un club et cela doit aussi les inciter à consommer.

Bref, au bout de 2h30 nous sommes arrivés en haut et avons fait comme la vingtaine de Japonais qui y étaient : nous avons mangé et pris la photo « témoin ».

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Mont ponpon à nos pieds

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Repos dans la descente

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Ruisseau

La descente a été aussi ardue que la montée, sur le versant Est. L’arrivée au temple de Yoshimine-Dera était spectaculaire.

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En arrivant à Yoshimine Dera

Feuillage dans Yoshimine dera

Feuillage dans Yoshimine dera

Ce temple, pas encore tout à fait millénaire, est superbe. Il s’agit d’un complexe contenant de nombreux bâtiments.

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Le temple principal de Yoshimine

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Yoshimine-dera

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Jardin à Yoshimine dera

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Panoramique sur l’arbre : ce n’est pas une branche mais bien le tronc.

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Pagode, et le pin derrière

Le clou du temple n’est cependant pas un bâtiment mais un pin. Il s’agit d’un pin que les jardiniers se sont entêtés, depuis 600 ans, à faire pousser horizontalement. Le pin est nationalement célèbre. Il mesure 50 mètres de haut, ce qui en fait est un peu curieux comme mesure, dans la mesure où l’ensemble de l’arbre est à la hauteur de nos yeux.

De Yoshimine-Dera le bus 66 jusqu’à la gare de Mukomashi et un retour à la maison.




Kumano Kodo

« Hermano Peregrino » también se dice en Japonés.

El Kumano Kodo representa el equivalente nipón al Camino de Santiago. Ademas, tienen un convenio que hace que el carné de peregrino viene en bilingüe.

Ya hemos hecho la primera mitad.

Seria mas justo decir « la primera parte ».

Como su equivalente ibérico, el Kumano Kodo es en realidad una red de caminos. Pero aquí no hay una sola llegada posible sino tres que forman la triada sagrada (el Kumano Sanzen): el Kumano Hongu Taisha, el Kumano Nachi Taishay el Kumano Hayatama Taisha.

Históricamente se empezó a recorrer estas tierras en búsqueda de ayuda espiritual en la época Heian, o sea hace casi mil años.

Se convirtió en un peregrinaje de obligación para el emperador y su corte, y luego para los señores guerreros (los samurai).

Nosotros nos decidimos para la secunda parte del Nakahechi, que conduce desde Hongu Taisha hasta Kumano Nachi Taisha.

He aquí el recuento.

Día 1: Dainichi-goe

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El cuervo con 3 patas de Hongu

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Dainichi-goe

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El Torii de Oyunohara

Tras un viaje en tren de Kyoto a Kii-Tanabe, y luego en Autobus hasta Yunomine Onsen, comida. La comida al lado del sitio donde los lugareños (y turistas) cuecen colectivamente sus legumbres, hortalizas y huevos en el agua que sale casi hirviendo de la tierra. También hay baños termales, los únicos en el mundo con la denominación « patrimonio de la humanidad ».

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Cometas

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Kawayu Onsen

De Yunimine Onsen, andando, un par de horitas por el Dainichi-goe hasta llegar al santuario de Kumano Hongu Taisha, posiblemente el corazón de Japón. Este santuario estaba durante siglos mas abajo, en la orilla del rio Shingu, que decidió, en el año 1889, con un tifón, llevarse por delante 1000 años de vida espiritual. en su lugar, Oyunohara, se construyo lo que es el Torii mas grande de Japón (e imagino del mundo, porqué no sé quien mas se dedica a construir Torii).

Día 2: Kogumotori-goe

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Vista desde Hyakken-gura

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La verdad es que todo esta muy bien señalizado

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Jizo en Hyakken-gura

Tras un desayuno fenomenal en el Minshuku y un par de kilómetros de calentamiento de Kawayu Onsen al punto de salida (el Trail head), nos adentramos en los bosques del Kumano Kodo. Primero subir para elevarse lejos de los ríos (y de la carretera) ; luego andar con caídas de ambos lados. El camino perfecto. Tan perfecto que no me dejan utilizar el bear bell (la campana a osos) que llevo para avisarles que llegamos.

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Puente colgante en Koguchi

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Puente colgante

Después de pasar un ultimo rio llegamos a una antigua escuela en el pueblo de Koguchi que sirve hoy de hospedaje para los viajantes.

Día 3: Ogumotori-goe

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Antes de salir, en la escuela Koguchi Shizen-no-Ie

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Roca Waroda-ishi

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Interminable subida de Dogiri-zaka

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La subida es interminable

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Subida

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Echizen-toge, fin de subida

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Bajada del Echizen-toge

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Rio

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Jizo

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El pacifico desde Funami-toge

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El pacifico desde Funami-jaya

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La pagoda de Nachi, y detrás, la catarata

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Cascada de Nachi. 133 metros. La mas alta de Japón.

Una ligera desventaja de los hospedajes japoneses es que las paredes que separan las habitaciones son muy ligeras. En la habitación de al lado teníamos a 4 chicas que hacían el Kumano Kodo también. Respetaron, como todo Japonés, la obligación de silencio a partir de las 10 (la verdad es que a las 9 estábamos durmiendo). Pero a las 4 decidieron que una reunión logística era necesaria para saber quien de ellas iba a andar con quien. A las 4 y 10 unos impresentables europeos decidieron que el porrazo en la pared era necesario. Porrazo light, para evitar pasar el puño del otro lado.
Las chicas se habían adelantado un poco, pero tampoco tanto: aquello se convirtió en un hormiguero a partir de la 6.
Salimos de Kogughi un poco antes de las 8. Una foto, comprar agua, y al ataque. Al ataque de 800 metro de desnivel en 5 kilómetros. Y dentro de esos 5 kilómetros había también bajadas.
Lo peor era una interminable cuesta llamada el Dogiri-zaka , algo como « la cuesta moledora de cuerpos ». Decía el poeta Fujiwara Teika en el año 1201 « Imposible encontrar palabras que describan lo duro que es esto… »
Y lo peor de todo: precioso. El color dominante era el verde. Pero no el verde de las hojas o de de la hierba. El verde de la piedra.
El verde de los jizos, el verde de la piedra mágica de Waroda-ishi que se supone es el salón de té de las divinidades de esos lugares.

Día 4 Descanso en Katsuura

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Plato de marisco, en Katsuura

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Ria en Katsuura

Katsuura esta 6 kilómetros mas abajo desde Kymano Nachi Taisha. Lo recorrimos en autobús y pasamos la noche en el antiguo pero inmenso hotel Urashima.

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Después de la guerra mas de la mitad de la carne consumida en Japón era de ballena

Katsuura es conocido como el gran puerto atunero de Japón. Siendo época festiva, no entraron los barcos mientras estábamos. Pero el aun es rey. Ya en el suntuario de Nachi entre las típicas ofrendas de sake nos encontramos con dos atunes frescos delante del altar. Y en el Urashima, había un señor cuyo equivalente en España seria partidor de Jamón. Pero en lugar de Jamón, cortaba atún fresco en trozos regulares y los clientes nos acercábamos y llenamos nuestros platos del sashimi mas fresco que se puede imaginar.

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Baño de pies

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Ultimo baño

En Katsuura también hay Onsen. Las aguas termales salen de todos los lugares, permitiendo al pueblo ofrecer baños de pies y de manos en varios sitios. El hotel tiene nada menos que 7 onsen que van desde el celebre Bukido desde donde ves el día dibujarse encima del mar hasta otro que esta en el piso 33 del hotel y donde es la puesta de sol encima del pueblo de Katsuura y de los montes del Kumano Kodo que se deja apreciar.

Un dia en Katsuura consiste entonces en comer, mojarse en los Onsen y esperar el tren.




Daisho-ji en Miyajima

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¡Ostras!

IMG-20160423-WA0000En el restaurante « The Oyster Conclave » de Hiroshima, solo se podía comer una cosa. Las ostras venían cocidas de muchas maneras. Lo  curioso es que esa manera tan favorecida por los Franceses, o sea, la ostra cruda, no iba incluida en la lista.

Al estar cocida, la ostra de Hiroshima (enorme, por cierto), se parece mucho al mejillón de la ria gallega.

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Ostras al horno

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Variantes de ostras

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Y mas variantes

Un placer.




Son las mismas estrellas

Pablo de la Higuera

Son las mismas estrellas. Son las mismas
que vi una noche clara sobre la ría mansa
e incluso, probablemente, aquella otra noche casi tan bella
de la bahía de Acapulco.
(Había una mexicana ¿recuerdas?
frente a un mar de tiburones y un cielo de pelícanos.
Soy de Zamora, me dijo. ¿Y tú?
“Yo también”).

Son las mismas estrellas, son las mismas
de las diversas Zamoras y de las Guadalajaras todas.

He subido la noche hasta las eras altas donde acaban los tejados

Detrás, el pueblo huele a espiga
y a adobe,
a tahona
y a arriero,
a mula de carrear
y a pregonero,
a moza de cántaro
y a cielo desnatado.
(Ya no hay tahonas,
ni adobes,
ni mulas,
ni carros,
ni cántaros,
ni arrieros,
ni mozas -sólo chicas en vaqueros-,
apenas hay ya espigas,
pero el pueblo sigue oliendo igual.
Debe ser ese modesto olor de eternidad).

Arriba, también eternamente, las estrellas.
Son las mismas.
Son las mismas que centelleaban como avioncitos quietos
en el cielo serenísimo de Cambados
aquella noche del verano aquel
que tiene que ser forzosamente la misma noche del verano mismo
(si no no se explica que sean las mismas estrellas;
la lógica, eso es sagrado para el poeta).

Y las estrellas son obviamente las mismas
que esta noche veo encendidas sobre los tejados de Villavendimio
-más bajas, eso sí, más cerca y más grandes en el cielo de Castilla,
es increíble la diferencia que hace 650 metros sobre el
nivel del mar en una distancia de millones de kilómetros…
La Osa Mayor, por ejemplo, vista desde las auroeras boreales de mi pueblo
está prácticamente colgada del campanario de Villavendimio,
y es la misma, la fetén,
la mismísima gran sartén
que aquella noche estaba friendo un planeta con calamares
en el monte de la Curota (Puebla del Caramiñal).
Y el Camino de Santiago
se ve tan bien como en el propio Santiago.

Las mismas. Son las mismas estrellas tapatías
son las mismas estrellas de las rías
que parpadean de asombro
inclinadas sobre el hombro
de nuestras automanías.

Pablo de la Higuera. Son las mismas estrellas




Sonetina de cuna con mar pero sin niño

Pablo de la Higuera

Venteaba del Norte, pero quedo
y tan leve sobre el mar que se dijera
un espejo temblando en la ribera
de pátinas y verdes del pinedo.
…galag…galag-galag… El tibio enredo
del pálpito olear contra la quilla
acunaba una dorna, y en la orilla
la hierba breve onduló un remedo.

Había un silencio fresco de pradera
que …lag… galag-galag… acompañaba
la inenarrable nana capicúa,

y al ventral de la barca remecida
el acariciamiento proseguía
y el tiempo parecía que no era.

Pablo de la Higuera. Son las mismas estrellas

Photo Luis de la Higuera

Photo Luis de la Higuera