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On a tous eu à examiner la question « et si je sais qu’il ne me reste plus qu’un jour à vivre, qu’est ce que je fais ? ». Resurgissent tous les vices, toutes les tentatives de trouver une porte de sortie (le paradis pour les uns, la réincarnation qui va bien pour les autres). Au Japon, ce n’est pas une journée qu’on te donne. C’est 10 secondes.
10 secondes, c’est le temps entre le moment où les capteurs détectent les pré-secousses, ce qui déclenche un envoi automatique sur les téléphones portables, non pas d’un message mais d’une véritable alarme, et le moment où la secousse est ressentie.

10 secondes, ça ne donne pas le temps de se griller une cigarette, ni de faire l’amour une dernière fois, ni même d’appeler quelqu’un pour lui dire adieu. Normalement, c’est supposé donner le temps d’ouvrir portes et fenêtres et se cacher sous la table. Les enfants des écoles ont tout appris ça.

Bien entendu, comme je n’étais pas au courant, je n’ai rien fait de tout cela.

La secousse à Kyoto n’a été « que » de 3 sur l’échelle de Richter.
Mais il y a eu 4 à Wakayama où j’étais le we dernier, et l’épicentre était à 6.1.

Ressenti : j’étais au travail et les murs ont clairement bougé. Par contre, Lindsey était en train de s’entrainer pour le Kumano Kodo, donc en train de marcher, et n’a rien ressenti.

Pour en savoir plus sur cette technologie qui va plus vite que le tremblement de terre : ici.