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Le Sumo et la tauromachie partagent de manière claire de nombreux éléments. Politiquement incorrects tous deux, soumis à des pressions financières, emblèmes décriés par certains d’une certaine culture, d’une certaine tradition. Mi sport, mi art, cherchant à transformer la force en art a-t-on envie de dire.

Le Sumo est extrêmement codifié : les règles sont très précises et il faut 5 juges pour décider lorsque l’issue est incertaine.

Les Rikishi (en non les Sumotoris, une erreur comme celle consistant à dire Toréador au lieu de Torero) combattent lors de 6 tournois par an. L’un de ceux-ci se déroule en mars à Osaka. Nous avons donc réussi à trouver des places. Ceci était déjà très compliqué : des types de places très spéciaux avec en plus la gestion du sac repas-souvenirs : les Obento (le site était un peu compliqué à comprendre).

Le tournoi dure 15 jours. Les Rikishi sont répartis sur plusieurs divisions. La 1ère division, celle des Makuujis comprend en ce moment 42 Rikishi. Du moins 42 étaient présents à Osaka. Ceux-ci se répartissent entre les Est et les Ouest (j’ai cherché une similarité avec la répartition Est-Ouest des grandes ligues aux USA sans la trouver : il faut sans doute plutôt chercher du côté des grands affrontements Est-Ouest du 16ème siècle).

Nous en sommes donc au 5ème jour du tournoi. Les Yokozunas ont tous déjà perdu un matchs.

Les Yokozunas en activité sont en ce moment 3. Pour être Yokozuna il faut avoir gagné deux grands tournois d’affilée et avoir -bien entendu- un comportement exemplaire. Il faut un temps où les Yokozunas étaient considérés comme des demi-dieux. La particularité actuelle est que les Yokozunas proviennent tous 3 de Mongolie. On trouve d’ailleurs parmi les Makuujis des Georgiens (ceux que la France ne recrute pas comme piliers ?), un Bulgare, un Russe et un Brésilien !

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Le moment où Kotoshogiku touche terre juste avant qu’Okinoumi ne se mette en faute. Image Simone Marini

Le niveau derrière les Yokozunas, on trouve les Ozekis. Et parmi ceux-ci le sympathique Kotoshogiku. Kotoshogiku est le grand espoir Japonais pour relever la tête : il vient de gagner le tournoi d’hiver de Tokyo et vient à Osaka avec tous les espoirs d’un peuple d’avoir enfin un Yokozuna Japonais (un peu à l’image d’une nation qui attend son champion du tour de France depuis…).

Kotoshogiku est un « beau bébé » : 180 kilos pour 1 m79. Impressionnant, mais il rend quand même 21 kilos au terrible Bulgare Aoiyama (de son nom d’avant Daniel Ivanov).

 

Aujourd’hui, Kotoshogiku a devant lui Okinoumi, le second parmi les Maegashira. Les préparatifs sont terribles, tel le taureau de la corrida, Kotoshogiku laboure le sable du ruedo (je m’égare,…, du dohyo) et fonce. Je vous livre l’analyse du journal Japan Times :

Seeking back-to-back championships that would likely see him promoted to yokozuna, Kotoshogiku came charging forward after the tachiai but went down and touched the dirt just before Okinoumi (1-4) stepped outside the ring at Edion Arena Osaka.

Ringside judges congregated in the ring to review the bout but backed up the referee’s decision to award Okinoumi the win.

“It wasn’t the kind of sumo I was aiming for, but it is a maegashira’s job to try and beat ozeki so in that sense I have got the job done,” said Okinoumi.

“He (Kotoshogiku) had the upper hand at the tachiai. That is what he is good at. I was slow in every department, but I am happy with the result.”

Les juges ont palabré et sont arrivés à la décision de donner la victoire au Maegashira. Sans protestation de la part du vaincu ou de la salle.

Nous sommes au Japon.

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Un match du matin

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Rikishi devant les Kakemonos

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Rikishi en chemin pour aller combattre

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Image Simone Marini

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Entrée des athlètes

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Le salut de Makuushis. Image Simone Marini

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Image Simone Marini

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Hop. 160 kilos qui volent. Image Simone Marini

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Image Simone Marini

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Salut. Image Simone Marini

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Combat. Image Simone Marini

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Tableau de marque. Image Simone Marini

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Entrée d’un Yokozuna. Image Simone Marini

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Dans du Yokozuna. Image Simone Marini

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Pousse… Pousse… Image Simone Marini

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Un parieur

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La salle est pleine

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Plaine salle

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Entrée

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Entrée

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Après le combat

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C’est aussi un spectacle

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On ne résiste pas